HOMÉOPATHES DU MONDE-

                 reponse à la circulaire de septembre 2004 - courrier des lecteurs

Notre ami jean-Pierre Ohnet, a une grande expérience de la médecine tropicale en Afrique. Il nous livre quelques réflexions sur ce projet de mission dans le cadre de la Médecine Hahemannienne. Votre avis et vos réflexions peuvent déjà faire avancer  le projet et nous aider à construire ce projet qui pour l'instant, est encore à l'état embryonnaire. Personnellement, je trouve les idées de Jean-Pierre très encourageantes.


 

"HOMÉOPATHIE HAHNEMANIENNE ET AIDE HUMANITAIRE"

par le Docteur Jean-Pierre Ohnet

 

Dans certains pays, comme les pays les moins avancés, la médecine occidentale classique exclut, par son coût exorbitant, l’immense majorité de la population. Près de 75 % de la population africaine n’a recours qu’aux plantes qui l’entourent pour se soigner (1). Même si certains patients ont parfois, au prix d’un long voyage, accès à des consultations souvent gratuites dans des hôpitaux ou des dispensaires, les médicaments allopathiques demeurent à un prix tout à fait inaccessible à la plupart d’entre eux. Ainsi est-il très fréquent que l'ordonnance établie par le médecin ou l’infirmier ne puisse être achetée et ne soit même pas présentée à un pharmacien. Quelquefois, le patient porteur d’une prescription d'un antibiotique pour 8 jours, ne pourra acheter son médicament que pour 2 jours, ôtant ainsi par avance toute efficacité au traitement. Dans le pire des cas, il va se procurer des "médicaments-trottoir" dans la rue ou sur les marchés et l'on sait alors à quels risques il va s'exposer. On estime que jusqu’à 25 % des médicaments consommés dans les pays pauvres sont des contrefaçons ou des produits de qualité inférieure à leurs originaux (2). Même dans le cas d’une hospitalisation, les médicaments peuvent souvent manquer à la pharmacie de l’hôpital et devront être acheté en ville ce qui n'est que rarement possible.

 

"La santé pour tous en l'an 2000", slogan phare de l'OMS dans les années 90 a fait long feu. Quelles solutions imaginer pour que le droit à la santé pour tous devienne enfin une réalité? Quelle alternative proposer au tout allopathique? Comment permettre aux malades et surtout aux plus pauvres d'accéder à des soins médicaux? Comment sortir ces pays de leur dépendance économique en matière pharmaceutique?

 

La réponse consiste à intégrer au système de santé de ces pays des approches thérapeutiques différentes coexistant avec l'allopathie, complémentaires les unes des autres. En matière de soins primaires et de soins secondaires l’homéopathie représente une technique thérapeutique peu onéreuse, efficace, et donc particulièrement bien adaptée aux problèmes des pays pauvres. Les meilleurs exemples de cette efficacité sont ceux de l’Inde, du Pakistan, du Bangladesh, du Sri Lanka ou encore de la Malaisie où homéopathie et médecine traditionnelle (médecine ayurvédique, médecine des Siddhas, médecine unani ou bien encore phytothérapique d'origine chinoise) sont reconnues et coexistent avec la médecine occidentale. Nos sages de l’Académie de Médecine feraient bien de méditer sur ce point.

Mais nous ne serons efficaces qu’en choisissant nos objectifs avec soin et en nous appuyant sur des structures déjà en fonctionnement. Certains d’entre nous ont une expérience de médecine tropicale et ont des contacts sur place. Jean-Michel Bolzinger a séjourné au Burkina Faso en 2000, il avait écrit un papier diffusé sur Planète-Homéo (www.planete-homeo.org/analyse/maulnoir/nouvelle.htm). Phou Souk-Aloun, qui est aussi historien et écrivain (3), est le président de Fraternité France-Laos; il a rédigé un petit répertoire d’homéopathie tropicale consultable sur Homéopathe International (www.homeoint.org/books/souktrop/index.htm).

Le problème de la barrière linguistique est aussi à considérer; il est plus facile de trouver des francophones au Burkina Faso ou au Laos qu’au Rwanda ou au Népal. De même pour l'éloignement et le coût du transport, il est plus aisé de se rendre régulièrement au Niger ou au Mali, qu'à Madagascar ou au Cambodge.

Appuyer des projets de développement, œuvrer en particulier à la diffusion et la pratique de l’homéopathie hahnemannienne sont des actions qui n’ont de sens que si elles s’inscrivent dans la durée et la continuité c’est-à-dire à l’inverse d’un tourisme humanitaire.

La présence régulière sur place, suffisamment fréquente dans l'année, d’un homéopathe senior est tout à fait nécessaire pour faire aboutir un tel projet. Seule une action à long terme permet un enseignement théorique et pratique, la création d’une petite bibliothèque, la mise en place et la gestion d’une diluthèque, unique moyen d’assurer une fourniture régulière en remèdes, afin d’éviter toute rupture d’approvisionnement, si fréquente en ce qui concerne les médicaments classiques, même en milieu hospitalier dans les régions tropicales. Une présence ponctuelle d’une semaine par an s’apparente à du tourisme humanitaire et n’a pas grand sens. Aussi vaudrait-il mieux avant toute chose que nous nous comptions. Si nous ne trouvons pas un nombre suffisant de confrères homéopathes hahnemanniens prêts à partir et à s'engager, ne serait-ce que quelques semaines par an, mieux vaut à mon sens abandonner un tel projet. Aussi la première action à engager serait d’envoyer un e-mail à tous les confrères en leur demandant de quelle façon ils sont prêts à s’investir, en temps, de façon financière, etc. Une prise en charge des frais de voyage et de séjour des confrères partant pour une mission humanitaire est souhaitable car nous sommes tous des libéraux avec des frais qui continuent à exister même quand nous ne sommes pas au cabinet. Si l’on perçoit une certaine réticence des confrères à s’impliquer dans des actions humanitaires, nombre de mes patients semblent plutôt séduits par un tel projet et sont prêts à s’investir dans la collecte de médicaments, dans l’organisation de manifestations locales destinées à recueillir des fonds, dans le fonctionnement d'une telle association. La raison majeure de la réticence de nos confrères homéopathes à s’engager dans des actions humanitaires me semble liée à l’absence de pratique de la pathologie tropicale, et particulièrement à une faible expérience de la pathologie aiguë. Peu d’entre nous ont conservé un goût et une pratique de l’aigu, où l'homéopathie est pourtant particulièrement efficace et gratifiante.

 

Un site Internet d’une présentation agréable, régulièrement mis à jour, est un outil de communication indispensable. On peut imaginer qu'une partie soit destinée au grand public, présente l’association et publie régulièrement un bulletin d’information et qu'une autre soit réservée aux professionnels, traite des problèmes de médecine tropicale et de son approche en homéopathie hahnemannienne, pouvant inclure un forum qui permette de répondre aux questions des élèves et des praticiens sur place comme des confrères intéressés par ces sujets. En région tropicale tous les soignants ne possèdent pas un ordinateur mais il existe souvent, même dans des coins assez reculés, des accès à l’Internet.

 

En dehors des recettes immédiatement applicables qui ont leurs limites, un enseignement de l’homéopathie hahnemannienne est indispensable même si celui de la pathologie aiguë est à privilégier. Nous devrons probablement faire des efforts pour réécrire une matière médicale assez simple, quelque chose entre celle de Boericke et celle de Voisin, ni trop synthétique, ni trop développée ainsi que peut-être un répertoire synthétique, à côté des monuments que sont nos Matières Médicales de référence et le répertoire de Kent avec ses différentes versions complétées.

 

Une mission d’étude préalable devra permettre de savoir si notre présence est souhaitée, et dans ce cas d’évaluer les besoins des malades, de prendre contact avec les autorités sanitaires du pays et les autorités locales, de rencontrer les différents acteurs de santé (infirmiers, médecins, sages-femmes, pharmaciens, tradipraticiens, etc.) d’expliquer notre démarche pour pouvoir travailler de concert.

 

Des contacts avec d’autres acteurs comme des ingénieurs et des techniciens ne sont pas à négliger; un puits, un réservoir d’eau ne sont-ils pas quelquefois d’une plus grande utilité que ce que nous pourrions apporter ? Je suis de ceux qui pensent que les plombiers ont plus fait pour l’augmentation de l’espérance de vie que les médecins. Quelques panneaux solaires et quelques batteries peuvent aussi changer la vie d’un petit poste de santé isolé quand on sait que la nuit tombe tôt sous les tropiques.

 

Des échanges avec des phytothérapeutes, des botanistes et des tradipraticiens sont nécessaires. Les premières pathogénésies de remèdes végétaux provenaient surtout de la pharmacopée européenne (bien que China fût déjà un contre-exemple), puis notre Matière Médicale s’est enrichie de remèdes Sud-américains (4) végétaux avec Mancinella, Hura brasiliensis et de venins comme Crotalus horridus, Elaps ainsi que de remèdes Nord-américains appris des Amérindiens comme Caulophyllum Chimaphila, Echinacea, Phytolacca. Une très petite part des plantes utilisées en phytothérapie traditionnelle tropicale a été étudiée sous l’angle des pathogénésies hahnemanniennes où presque tout reste à faire.

 

Nos collègues d’Homéopathes sans Frontières ne restent pas les pieds dans le même sabot et c'est tout à leur honneur. La seule chose qui soit à craindre, c’est qu’à travailler sans l'aide-mémoire que constitue le répertoire, sans matière médicale de référence pour vérifier la réalité d'un symptôme, sans l’Organon (5), sans la relecture de nos anciens (6), on limite les possibilités de l’homéopathie à un ramassis de recettes quelquefois ponctuées d’un succès inattendu, quasi miraculeux, difficile à expliquer, non reproductible, mais plus souvent encore à une accumulation d'échecs plus où moins rattrapables en allopathie et qu’à terme cela ne se retourne contre l’homéopathie elle-même. L'Histoire repasse quelquefois par les mêmes ornières et souvenons-nous que "les élèves devenant moins bons que les maîtres",  recherchant des solutions de facilité ("remèdes spécifiques", recettes complexistes, prescriptions pluralistes éhontées aussi inefficaces qu'inapplicables par le patient) a constitué l'une des grandes raisons de la chute de l'homéopathie au début du XXème siècle aux USA où elle était pourtant florissante.

 

Mais même en homéopathie hahnemannienne nos confrères qui, protégés des malades aigus par un carnet de rendez-vous plein à un mois, préconisent le remède constitutionnel en toutes circonstances ou qui pensent que le patient doit être interrogé sur ses rapport avec Dieu pour être réellement soigné et qui n'examinent plus leurs malades, ne les touchent plus, ne les sentent plus (7), nous font plus de tort que de bien. De toutes façons ils ne seront pas du voyage.

 

La pathologie rencontrée dans les pays pauvres aujourd'hui est proche de celle à laquelle étaient confrontés nos prédécesseurs au XIXème siècle et au début du siècle passé. Nous disposons de statistiques particulièrement favorables laissées par les anciens homéopathes concernant le typhus, le choléra, la fièvre jaune, la grippe espagnole, la diphtérie, la poliomyélite. Mais il s'agissait toujours d'une pratique individualisée même s'il est possible d'isoler des remèdes répondant au génie épidémique de la pathologie en évolution. Enfin nos confrères indiens enregistrent des résultats prometteurs en ce qui concerne le SIDA (8).

 

Jusqu'il y a quelques années encore, une majorité de médecins pensaient que les maladies infectieuses constituaient en occident un fléau appartenant au passé et qu'elles allaient, avec les maladies parasitaires dans les pays pauvres, bientôt suivre le même chemin. C'était sans compter sur l'adaptabilité des germes et des parasites vis-à-vis des remèdes de synthèse. La rapidité avec laquelle les micro-organismes acquièrent des résistances est bien plus grande que nos possibilités de découvrir de nouveaux traitements (9) et d'aucuns n'hésitent pas à dire que compte tenu de la progression des résistances bactériennes aux antibiotiques, nous serons en quelque sorte bientôt ramené à l'époque d'avant leur découverte. Vibrions cholériques, campylobacters, shigelles, salmonelles, pneumocoques, bacilles de Koch, plasmodiums, leishmanies multi résistants sont partout plus fréquents, rendant les possibilités thérapeutiques plus aléatoires, mais aussi beaucoup plus coûteuses et donc moins accessibles dans les pays pauvres. Là encore l'homéopathie a un rôle à jouer car le paludéen ou le cholérique (infectés par un plasmodium ou un vibrion multi résistants) de ce début du XXIème siècle ne sont pas plus difficiles à traiter pour nous que ceux du milieu du XXème siècle (quand ces agents pathogènes étaient très sensibles aux anti-malariques et aux antibiotiques). Nous en rapprocherons les maladies émergentes ou réémergentes bactériennes, virales ou parasitaires dont la liste devient impressionnante mais dont l'abord homéopathique, compte tenu de l'expérience acquise dans le traitement de pathologies infectieuses graves au XIXème siècle, devrait être tout à fait fructueux.

 

Nous avons beaucoup à apporter et en tous cas nous nous devons de transmettre aux générations futures ce que nous avons reçu de nos aînés. Si la satisfaction du travail bien fait et la chaleur des échanges humains seront notre gratification, une action s'inscrivant dans la durée et la qualité pourra néanmoins constituer une vitrine de notre idéal thérapeutique.

 

 

 

Contact:

jean-pierre.ohnet@wanadoo.fr

 

 

 

 

Bibliographie:

(1) Plantes Médicinales d’Afrique. Comment les reconnaître et les utiliser ?
Pr. Jean-Louis Pousset, Edisud, p 7.

(2) OMS, Médicaments de qualité inférieure et contrefaits, Aide-mémoire N°275,
Novembre 2003.

(3) Histoire du Laos moderne (1930-2000); Histoire du pays Lao de la préhistoire à la république (en collaboration); La médecine du bouddhisme Theravada au Laos; Contes bouddhiques modernes du Laos.

 

(4) Pathogénésies brésiliennes de Benoît Mure.

 

(5) Notamment dans sa 6ème édition dont il n'existe pas de bonne traduction en français.

 

(6)  L'Ecole Nord-américaine du XIXème et du début du XXème siècle reste l'une des plus féconde et des dizaines d'auteurs restent aisément consultables aujourd'hui.

 

(7) Nos confrères allopathes qui exerçaient avant le seconde guerre mondiale étaient capable de sentir une diphtérie ou une scarlatine rien qu'en entrant dans la chambre du malade.

 

(8) D.P. Rastogi, V.P. Singh, V. Singh, S.K. Dey, K. Rao , Homeopathy in HIV Infection: A Trial Report of Double-blind Placebo Controlled Study, British Homeopathic Journal, 88, 2, April, 1999: 49-57.

 

(9) OMS. Médicaments  essentiels: le point. NUMERO DOUBLE,  No 28 & 29 (2000).

 

 

 

 

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Nous avons reçu plusieurs réponses à notre dernier article, dont l'excellente de Madame Mariana Amato, professeur des techniques agronomiques et de plantes médicinales à l'Université de Naples . elle pose des questions fort pertinentes sur l'usage actuel des statistiques. <<Nous  le reproduisons ici:

" Cher Monsieur,

Vous avez raison. Votre article touche a plus d'un problème. C'est a dire : Il y a des raisons - que vous traitez -  pour lesquelles l'application des statistiques au domaine des sciences humaines est souvent un artifice et en médicine, elle est dangereuse.

Mais, il serait peut-être utile d’en dire davantage des limites internes propres aux statistiques qui les rendent beaucoup moins ' « objectives » que  ce que l'on
pourrait croire. Vous citez Guenon, par exemple. Mais, a part la question
fondamentale qu'elles posent, les méthodes mêmes des statistiques possèdent des limites, bien connues des statisticiens, qui les «présentent  carrément » comme introduction a leur discipline, en avertissant les étudiants des ses frontières.

Mon expérience est que les statisticiens sont, beaucoup moins convaincus de l'infaillibilité des statistiques que leurs utilisateurs (scientifiques, politiciens,.), parce-que les statisticiens connaissent leur discipline, les autres beaucoup moins, et ils l'utilisent pour nourrir leur besoin de quelque chose de magique qui nous permette d'être infaillible sans effort, et notamment de connaître toutes les
réponses sans même faire l'effort de poser correctement les questions.

Et alors, par exemple, le choix d'un test statistique plutôt qu’ un autre peut donner (et souvent donne) des résultats différents et par conséquent on risque de tirer des conclusions différentes des mêmes données selon la méthode choisie (et, croyez moi, il arrive que les chercheurs, lorsqu’ une méthode statistique donne des résultats opposés à leurs hypothèses, ils en en essayent d’autres jusqu'à trouver à la fin le test qui leur permettra de confirmer leurs idées).  Et aussi, les tests statistiques sont souvent poussés pour confirmer des relation de cause - effet entre des phénomènes alors que ils pourraient tout simplement nous donner des informations sur le degré de probabilité qu’il y ait une association entre ces derniers,  ce qui peut ne pas avoir aucune implication de causalité ou bien une  relation différente de celle que nous aurions penser prouver  (comme la corrélation statistiquement signifiante par exemple  entre le nombre de nids de cigogne et la natalité retrouvée dans certaines régions,).
Il en est de même au domaine des disciplines dites les plus  « scientifiques » : les statistiques sont souvent utilisées en lieu et place de la responsabilité scientifique du chercheur qui serait de comprendre comment les choses marchent.  
Cela dit, il y a des méthodes statistiques très intéressantes. Mais plus elles sont intéressantes, plus elles requièrent de la créativité, et de ce fait elles sont moins ' « objectives », mais de ce fait plus semblables et plus proches des observations « qualitatives ».
Et alors il est doublement dangereux de donner aux statistiques un rôle important en ce que vous faites : parce-que leurs applications font violence aux principes mêmes de la médecine, et parce-que elles ne sont pas infaillibles par leurs propres limites.

Encore comme exemple de l'illusoire en matière d'objectivité des statistiques, je vous signale un cas récent qui peut frapper le grand public. Il nous permets de voir encore un problème de l'utilisation des statistiques comme instrument de politique économique : à savoir que si les systèmes sont un peu complexes il y a toujours des choix a faire au regard des données a prélever, des méthodes a choisir, . , et que ces choix sont l’aspect le moins objectif des statistiques et risquent d'entre manipulée selon nos désirs. Bien sur, il existe aussi des méthodes statistiques pour parfaire ces choix, mais il y aura toujours des risques de manipulation:
- en Italie deux instituts de statistique ont calculée la montée des prix des marchandises et services consommées par les familles entre décembre 2001 et décembre 2002.  C'est un indicateur qui est utilisé en politique économique .
L'un des deux (I.S.T.A.T.) à calculé une montée du 3%, l'autre (Eurispes) du 29%. C'est incroyable, mais le cas est sur Internet, on peut vérifier.   Les deux instituts ont utilisée des méthodes correctes du point de vue statistique,
mais ils ont choisi des marchandises et services différentes. Après, Eurispes à calculé l'indicateur utilisant les mêmes marchandises et services que I.S.T.A.T. , mais le résultat était encore différente (13%). La raison est que, même avec les mêmes marchandises, ils ont choisi des critères différents.

Devinez lequel Institut était chargé par le gouvernement et lequel par les
consommateurs ?

Mariana Amato

 

 

Jean Lafeuillade

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[1] Le règne de la quantité et les signes des temps-Editions Gallimard – coll. Idées.1945

 

 

 

 

 

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